Les Chapelles

Chapelle Sainte Thérèse

Thérèse Martin (1873-1897), devenue au Carmel de Lisieux
Thérèse de L'Enfant - Jésus et de la Sainte Face,
a réalisé dans sa courte vie le programme que lui traçait
son nom de religieuse.


Il n'aura fallu que 24 ans à Thérèse Martin pour devenir "la plus grande sainte des temps modernes" (Pape Pie X). Elle franchit à l'âge de 15 ans de multiples obstacles pour entrer au Carmel où elle désire prouver son amour au Christ qui l'appelle à donner sa vie pour le monde.

Devenue Thérèse de l'Enfant Jésus, elle choisit de faire une confiance totale au Seigneur et de devenir de plus en plus petite pour s'abandonner à Lui. En 1896, elle découvre le sens profond de sa vocation: «Dans le cœur de l'Église, ma Mère, je serai l'amour» et elle s'offre de plus en plus pour soutenir l'effort des missionnaires.

Pour cela, elle vit jusque dans les petites choses sa "voie de confiance et d'amour" qu'elle voudrait transmettre au monde. C'est ce qui se réalise, après sa mort, avec la publication de "Histoire d'une âme". Ce livre, où elle raconte sa vie, va conquérir le monde (traduction en plus de 60 langues): «la petite voie» née de l'évangile est un chemin de sainteté proposé à chacun là où il en est.

Elle a voulu entrer dans l'Esprit d'enfance de Jésus de Nazareth, en suivant "sa petite voie", et elle a rencontré le Christ de la Passion, qui devait l'introduire dans sa Pâque.


Chapelle Notre-Dame


Anciennement chapelle Saint Pierre et Saint Paul, est la plus élégante. Son sol est exhaussé de quelques marches sur celui de la nef. Véritable Joyau sertit sur le flanc gauche du sanctuaire elle est le lieu de recueillement très cher aux fidèles.



Sa superbe voûte en étoile est décorée des blasons des familles seigneuriales du bourg les CHALONS, JOINVILLE, MONTBELIARD, NEUFCHATEL, GORREVOD, SANTANS et BAUFFREMONT, qui contribuèrent successivement à la réfection et à l'embellissement de l'Église.

La fenêtre du chevet forme triptyque comme celle de l'abside.


Chapelle Sacré-Cœur

La Chapelle du Sacré Cœur, anciennement Sainte Anne, à l'aspect catacombaire, en contre bas de quatre marches sur le niveau de la nef. Le sous sol est occupé par un caveau voûté, rempli d'ossements non identifiés.
L'autel en chêne renferme la chasse du squelette entier de Saint Germain, martyr des catacombes, dont le Pape Innocent XI en 1686 avait fait don aux Carmes déchaussés de Marnay, à la demande du R.P. Charles de Saint BRUNO. La voûte est supportée par deux arcs à boudin, se croisant en leur sommet et sous tenus à un mètre du sol par des culs de lampe. On remarque de chaque côté de l'autel une armoire du Saint Sacrement et une crédence trilobée.
Une porte blasonnée donne accès sur l'extérieure.

Cette Chapelle appartenait à "Messieurs du Magistrat" et avait comme présentateurs en 1529, les échevins et procureurs de Marnay.
En 1471, il en est fait mention "sur les registres" de l'Archevêché.


Chapelle Saint Joseph

Après avoir Franchi les quatre marches pratiquées dans l'épaisseur du mur adjacent, on arrive dans la chapelle de Saint Joseph, anciennement sous le vocable de Saint Nicolas.. Très ancienne, servant de base au clocher, elle appartient aux XIIIème et XIV ème siècles.



Elle communique avec la grande nef par une arcade ogivale à pieds droits ornés d'impostes, ...


... et avec la chapelle du Sacré cœur par une porte surmontée d'un écusson: "d'argent à face d'or".

Dans les travaux de restauration de cette chapelle, il a été mis à jour une armoire eucharistique, dissimulée sous le plâtre mural. Cette armoire à double compartiments séparées par un meneau est encastrée dans le mur du clocher. Un "regard" percé dans le mur opposé permettait aux fidèles de voir et de prier la Sainte Réserve.


Chapelle Pieta

La cinquième et dernière chapelle est celle de Notre DAME des SEPT DOULEURS

Comme L'Église et plus qu'elle peut-être, elle fut plusieurs fois détruite du fait des invasions et des guerres, mais toujours les familles Seigneuriales et nobles s'intéressèrent à sa conservation et à sa réédification.
Citons: les HUGON, les GAGNON, les GORREVOD, les SANTANS, les POLLENOT, etc... dont les armoiries ornent la voûte.
Primitivement dédiée aux Saints Crépins et Crépinien, patrons des cordonniers qui avaient une corporation à MARNAY, cette chapelle fut fondée au début du XVIème siècle par la famille des GAGNONS, officiers de la baronnie de MARNAY.
Ennoblie par le roi d'Espagne, suivant lettres patentes du 16 Août 1476 délivrées à Claude GAGNON, cette famille portait dans ses armes "une colombe au rameau de sinople sur croissant d'argent en champ d'azur". Son blason occupe encore actuellement le centre même de la belle voûte en étoile de ladite chapelle.
Vers 1540, Jeanne GORREVOD et LAURENT II, son successeur, barons de MARNAY et Maréchaux de Bourgogne, réparèrent les dévastations causées en la localité par les guerres de François Ier contre Charles QUINT, et grâce à la piété et à la libéralité de ces deux Seigneurs, la chapelle sortit derechef de ses ruines, sous le vocable nouveau de NOTRE DAME DES SEPT DOULEURS. Enfin, après le sac de MARNAY par les armées de Henri IV, elle fut reconstruite en 1528 par le noble Michel HUGON, procureur d'office de la baronnie de Marnay. Le 9 Janvier 1607, ses deux filles Eloyse et Jeannette HUGON, fondèrent une messe - in gratia - en mémoire de leur neveu Claude BUCHET, à célébrer chaque semaine dans ladite chapelle qui porta dès lors la nouvelle dénomination de Chapelle des HUGON.
Elle abrite des Fonts Baptismaux ancien, une piéta en pierre, demi grandeur naturelle, très expressive et finement scultée, classé comme objet d'art. Le groupe a été récemment complété par l'adjonction d'une antique croix de pierre faisant fond à l'ensemble qu'elle achève artistement.