Église de Marnay

ÉGLISE Saint SYMPHORIEN

C'est une vieille Église, au cintre surbaissé,
Où souvent nous entrâmes
Où depuis huit cents ans, chaque jour ont passé
Et prié bien des âmes


L'HISTOIRE du CLOCHER

L'Église de Marnay est un reflet de l'histoire de la cité, et pour qui sait lire les monuments, l'âme de Marnay est tout entière inscrite dans son architecture. Messagère des joies et des deuils, elle a présidé aux destinées de la vallée, et sous ses voûtes, le souvenir des ancêtres est encore présent; nobles et bourgeois, vignerons et artisans y sont venus puiser le réconfort et la paix aux temps d'angoisse et de calamités. Elle a été aussi le témoin de ces jours fastueux, où comtes de Bourgogne princesses Palatines ministres des rois de France et d'Espagne gouverneurs et prélats ont franchi son seuil. A l'ombre de son clocher, vignerons, gens de métier, confrères charitables, magistrats, Carmes et Chapelains ont déroulé leurs pieuses théories.

Tant de souvenirs accumulés, nous rendent cher le vieux temple, dont nous voudrions faire revivre le passé.

Sans entrer dans le détail de ce que chaque génération a mis d'elle-même dans la construction, nous dirons que certaines parties possèdent des caractéristiques des XIIème, XIIIème, XIVèmeet XVèmesiècles.

Comprise dans l'agglomération urbaine, son plan représente un polygone irrégulier couvrant 640 mètres carrés.

Le clocher, campé sur le flanc droit de l'édifice a une allure de campanile en même temps que de tour de guet. Il est percé sur chaque face de deux fenêtres géminées avec décor de colonnettes et son amortissement se compose d'une flèche à quadruple versant.


Installée au cœur de Marnay, l'église représente un polygone irrégulier où se juxtaposent des éléments de différentes époques.

Campé sur le flanc droit de l'édifice avec une fière allure de campanile ou de tour de guet, le clocher rectangulaire est percé sur chaque face de deux fenêtres cintrées et géminées. Sa base est garnie de meurtrières et arquebuses et son sommet est couronné d'un rang de modillons.

La toiture est du type "pavillon" recouverte autrefois peut-être de tuiles vernissées comme il en subsiste encore sur la toiture de la nef.

On ne connaît pas exactement les origines de la construction de l'église Saint-Symphorien. Les premières traces remontent au Xlème siècle. L'édifice et particulièrement le clocher, est composite. D'après certaines sources, il aurait été construit au XIIIème siècle; d'après d'autres, la base du clocher est datée du XlVème jusqu'à une hauteur de huit mètres environ; le reste ayant été construit par les Comtes de Neuchâtel.


La PORTE d'ENTRÉE

Cette porte est surmontée d'une niche, avec voussure en coquille,
où se dresse la statue de Saint SYMPHORIEN en armure de patricien.



Ce saint est le Patron de l'Eglise de Marnay, comme en font foi des chartes de 1122 et 1134 d'après lesquelles l'Archevêque ANSERIC donne à l'abbaye Saint-Paul de Besançon la justice sur l'Eglise de Marnay le Bourg, placée sous le vocable de Saint-Symphorien dont on célèbre la fête le 22 août.


La TRIBUNE d'ORGUE

La tribune d'orgue constituait le Jubé où les chapelains allaient, d'après l'antique usage, chanter aux grandes fêtes l'Epitre et l'Évangile.
Supportée par trois arcades en plein cintre, d'une remarquable construction, cette tribune possède cinq fenêtres ogivales,
dont trois décorent la façade.
Notons sa belle balustrade en chêne au millésime de 1612, ainsi que le linteau sculpté de la porte du bas datant de 1553.


La NEF

La nef, notablement la plus vaste de l'édifice, mesure 10 mètres de hauteur sous clef de voûte et 9 mètres de largeur.
Un arc du XIIème siècle, ou arc brisé de Bourgogne, large arcade ogivale à impostes, termine la première partie de la nef et donne accès au transept, moins élevé et moins large mais plus ancien et plus artistique.


Le CRUCIFIX

Le beau Crucifix de bois qui dans l'Eglise primitive trônait sur la poutre de gloire domine actuellement l'arc triomphal.

Cet arc du XIIème siècle, ou arc brisé de Bourgogne, large arcade ogivale à imposte termine la première partie de la nef et donne accès au transept, moins élevé et moins large mais plus ancien et plus artistique.


La VOÛTE SURBAISSÉE

La voûte surbaissée, est soutenue par des arcs doubleaux en tiers point, reposant sur des consoles sculptées. Une seule fenêtre primitive subsiste, les autres ayant disparu pour faire place aux ogives qui donnent accès aux chapelles formant les bras du transept. Cette partie date du XIIème siècle et fut très probablement l'ancien chœur, car dans les titres on la voit mentionnée par la dénomination "sub pulpite chori". Deux "regards" ouverts dans les piliers de l'arc triomphal, permettent aux fidèles d'apercevoir le Maître-autel, des divers points de la grande nef. Ces "regards" furent jadis fermés par deux autels latéraux, puis restitués lors de la restauration en 1936, ainsi que les deux niches qui les surmontent.

Sculptés à la voûte de la nef, indiquent que sa construction est due aux échevins, bourgeois et habitants, qui y contribuèrent soit par un "jet" ou impôt, soit par leur travail et leurs corvées volontaire au XVIème siècle, lorsqu'il fallut reconstruire après les destructions et incendies de la guerre de trente ans.


Les ARMES

Les armes du bourg de Marnay


De SABLE au SOLEIL D'OR


Le VITRAIL du CHŒUR

A la fin du XVème siècle l'Eglise fut agrandie par la construction de l'abside en gothique flamboyant, dont le chevet semi-hexagonal est percé de trois verrières... Celle du milieu forme triptyque, dont le panneau central est occupé par la Vierge, celui de droite par Saint Symphorien celui de gauche pas Saint Joseph. Les deux fenêtres latérales forment chacune un triptyque.


Le MAÎTRE-AUTEL

Le Maître Autel de construction récente, est en pierre polie et remplace l'autel en bois. Il est élevé sur un spacieux soubassement, auquel on accède de tous côtés par trois degrés à astragales. Quatre colonnes supportent, une table monumentale sur le milieu de laquelle reposait jadis le tabernacle.

Sculptés à la voûte de la nef, indiquent que sa construction est due aux échevins, bourgeois et habitants, qui y contribuèrent soit par un "jet" ou impôt, soit par leur travail et leurs corvées volontaire au XVIème siècle, lorsqu'il fallut reconstruire après les destructions et incendies de la guerre de trente ans.

On s'est efforcé, en s'harmonisant à l'architecture générale, de reconstituer l'autel primitif, dont l'ancienne table constitue la dalle maîtresse du soubassement.

La lampe du Sanctuaire, occupe une niche creusée dans la partie gauche de la muraille, et servant autrefois de tabernacle. A droite on voit l'ancienne piscine à crédence restituée et rendue à son usage. Des stalles anciennes en chêne sculpté garnissent les bas-côtés.


La CRYPTE

Une crypte, creusée sous le chœur de cette chapelle contient la sépulture des GORREVOD, dont l'illustre maison, honorée d'emplois éclatants dans les cours de Rome et d'Espagne, a donné à l'Eglise des Cardinaux et des Evêques et à Charles Quint, des chambellans et des gouverneurs de provinces.